Bleu-Rouge a écrit:"Ils n’ont un respect pour rien" : Samuel Nouchi quitte l’ASBH après dix ans d’entraînement auprès des jeunes et une fin amère
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Samuel Nouchi entraînait les jeunes de l’ASBH depuis 2017.
Le désormais ex-responsable de la catégorie espoirs de l’ASBH, l’ancien deuxième ligne Samuel Nouchi, va officier exclusivement pour le RC Nîmois à partir de la saison prochaine. L’occasion de raconter ces derniers mois terminés en eau de boudin avec Béziers.
Une (autre) page va se tourner à Béziers. Samuel Nouchi (50 ans), entraîneur des catégories jeunes de l’ASBH depuis 2017 après y avoir été un deuxième ligne de devoir (2006-2010), a définitivement quitté Raoul-Barrière pour s’engager pleinement dans sa mission de manager du Rugby Club Nîmois (Nationale 2).
Après avoir coaché la génération 2003 double championne de France cadets et les avoir suivis jusqu’en juniors, le père de l’international Lenni Nouchi était en charge des espoirs depuis 2021. Mais l’aventure s’est mal terminée. Il raconte.
Racontez-nous la saison que vous avez vécue dans laquelle, paraît-il, vous n’aviez pas de relations avec la direction.
C’est à partir du mois de novembre que ça a basculé, dès qu’ils ont viré Christophe Chollet (ancien directeur général, mais toujours en charge de l’Association). Apparemment, tous ceux qui étaient des proches de Christophe Chollet étaient des pestiférés. À partir de ce moment, il n’y a plus eu de relations avec personne.
Face à ces conditions, comment avez-vous fait pour travailler ?
Les gamins me rapportaient les informations, me disaient quels joueurs espoirs qui s’entraînaient avec les pros allaient descendre pour jouer avec nous. Jonathan Bousquet (en charge des trois-quarts en espoirs et des skills au sein du groupe pro) me faisait aussi des retours et échangeait avec David Irazoqui.
La saison a dû être longue vous concernant…
Elle a été dure parce qu’on n’a pas respecté les gamins. On leur a sorti qu’ils n’avaient pas le niveau Top 14 mais je pense que la direction n’était pas au courant qu’ils évoluaient en Pro D2. Voir partir tous ces jeunes, voir dix ans de formation partir en fumée, c’est ça qui fait le plus mal. Il y a eu les cinq ans de Pierre Caillet (2016-2021) avant qu’il prenne les pros, et cinq ans avec moi. Tout ce qu’on a créé, la direction l’a détruit en huit mois.
"Voir partir tous ces jeunes", c’est-à-dire ?
Même ceux qui étaient encore sous contrat pouvaient être remerciés. En moyenne, dans chaque club, c’est entre dix et quatorze gamins qui ne sont pas conservés en fin d’année d’âge légal ou parce qu’ils vont voir ailleurs. Là, ce sont vingt-deux gamins qui partent. C’est une hécatombe.
"Je suis inquiet pour l’avenir"
Quelle est l’explication ?
Rien n’a été communiqué dessus. Mais le fait qu’ils étaient en contact avec moi, ils étaient mal vus par les dirigeants. S’en prendre aux gamins à travers moi, je trouve ça un peu moyen.
Êtes-vous amer de cette fin d’aventure ?
Oui, très amer. Je suis très heureux d’avoir l’opportunité que m’offre Nîmes. Mais la manière dont ça s’est terminé à Béziers, c’est ne pas respecter les hommes et tout le travail entrepris pendant des années. Ce n’est pas respecté la formation de l’Association qui se développe de plus en plus. Ils n’ont un respect pour rien.
Pourtant, la direction assure que la formation est sa priorité…
Ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti. Ce sont des menteurs.
Avez-vous un message à leur faire passer ?
Bon vent ! Et bon courage aux joueurs, aux supporters et à l’institution. Mais pas à ces hommes. Ils n’ont pas respecté le club, ni les gens. Je suis inquiet pour l’avenir.
N’y a-t-il pas eu de recrutement au sein du centre de formation ?
On n’en sait rien, on nous informe de rien. On sait que le troisième fils Loggenberg (Saul Loggenberg, directeur général du club) vient, c’est tout. Sinon, ils voulaient recruter des jeunes internationaux français. Mais ça a un coût, et ça se règle des mois à l’avance. S’ils ont recruté, c’est sans nous le dire.
Ah ben la, on ne peut pas dire que c'est un anonyme affabulateur sur un forum....



