de Bleu-Rouge » Lun 1 Juin 2026 15:58
"Ce n’est pas un adieu, c’est juste un au revoir" : Hugo Munoz se confie sur son départ de l’ASB
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Entouré de Julien Diez et Mickaël Pace, Hugo Munoz a vécu son dernier match à l’ASB.
Midi Libre
Entretien avec le coach biterrois, qui s’apprête à tourner la page après onze ans à l’ASB.
Vous venez de boucler cette saison de Régional 1 par un succès spectaculaire (7-6) face au Gallia Club Lunel. Était-ce important de finir sur une bonne note ?
Oui, j’avais vraiment envie de bien terminer. Il n’y avait pas d’enjeu comptable pour nous et notre adversaire, c’était un match pour se faire plaisir. On ne peut pas dire qu’il y a eu beaucoup d’intensité, mais c’était une rencontre très ouverte. Avant le coup d’envoi, j’avais dit aux joueurs dans le vestiaire : « D’habitude, je vous demande de jouer comme si c’était votre dernier match. Aujourd’hui, jouez parce que c’est vraiment le dernier. » Je suis content, cela me tenait vraiment à cœur de terminer par un succès. Pour moi, le staff, les joueurs et tous nos supporters. Vu tout ce que l’on a enduré cette saison, il faut profiter de ces moments de bonheur. Au classement, nous finissons devant des équipes avec de plus gros budgets et malgré nos quatre points de pénalité. Il fallait simplement être patient avec la jeunesse de cet effectif.
Avez-vous parfois douté au cœur de cette saison ?
Oui, évidemment. Quand on se retrouve dans la zone de relégation juste devant la lanterne rouge, on ne peut que douter. La peur s’est installée, avec son lot d’angoisses et de craintes. À un moment donné, on a eu l’impression de foncer droit dans le mur. Mais avec Julien (Diez), c’était inconcevable de faire descendre le club de notre ville. Nous n’avons pas pu recruter, il a fallu composer avec les U18, qui avaient pourtant aussi des choses à jouer dans leur propre championnat. Mais nous y sommes arrivés tous ensemble, en faisant preuve de beaucoup de solidarité et de caractère. Il ne faut pas minimiser cet exploit. Ce que nous avons réalisé avec tous ces jeunes est énorme et ils nous l’ont rendu sur le terrain.
Vous avez annoncé votre départ après onze années passées au club. Pourquoi cette décision ?
C’est un peu comme une histoire d’amour et le plus important, c’est qu’elle se finisse bien. Parfois, tu t’aperçois que tu as fait le tour, que les murs deviennent trop petits et que la routine s’installe. J’ai appris de tout le monde ici, mais j’avais besoin de couper pour prendre du recul et voir autre chose. Est-ce que Béziers va pouvoir construire un projet à long terme ? Je l’ignore. Le club a peut-être aussi besoin d’idées nouvelles.
"J’ai connu des joies, des peines et vécu des moments incroyables"
On imagine qu’une telle décision, après plus d’une décennie dans un club, ne se prend pas à la légère.
Oui, c’est mûrement réfléchi. Onze ans, c’est tout de même un bout de vie. J’ai connu des joies, des peines et vécu des moments incroyables. J’ai coaché l’équipe de ma ville, j’ai entraîné au stade de la Méditerranée. Nous avons rempli Sauclières lors de la montée en National 2. Avec les jeunes, nous avons battu de grands noms comme Monaco et Montpellier. Mais ce n’est pas un adieu, juste un au revoir.
Quels sont vos plus grands souvenirs à la tête de l’équipe première ?
Il y en a deux. Le premier, c’est le match à la Méditerranée. Quand tu es Biterrois, diriger l’équipe première dans ce stade, c’est le Graal. Le deuxième, c’est la montée en National 2 obtenue à vingt secondes de la fin du match. Mon grand-père venait dans ces tribunes de Sauclières, alors vivre un tel moment dans ce stade, c’était exceptionnel.
Cette montée en National 2 reste aussi votre plus grand regret, puisqu’elle vous a été refusée pour des raisons administratives ?
C’est en tout cas une immense déception. Je veux d’abord remercier l’équipe encadrante et Gérard Rocquet, qui m’a fait confiance alors que j’étais un jeune entraîneur en me confiant les clés de la boutique. Mais effectivement, c’est mon plus grand regret de ne pas avoir pu monter à ce moment-là, car je suis convaincu que nous aurions pu faire quelque chose de grand. Béziers n’est pas à sa place aujourd’hui, le club doit évoluer en National 2 ou en National 3 minimum. Ce n’est pas normal d’en être là, il va falloir prendre un virage à 90 degrés.
Désormais, quelle est la suite pour vous ?
Il y a déjà des contacts et des discussions. J’espère trouver un projet intéressant. Ce n’est pas forcément une question de niveau, mais je cherche un club avec une forte identité, qui veut grandir sur deux ou trois ans et qui souhaite intégrer les jeunes. J’ai besoin d’entraîner, c’est ce qui m’anime et me passionne. Je sais déjà qu’après un mois loin des terrains, le manque va se faire réellement sentir. Je déteste les défaites autant que j’aime les victoires.
ASB : "PATRIMOINE IMMATÉRIEL DE BÉZIERS" !
CE qui ne tue pas rend plus fort".
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