de Bleu-Rouge » Ven 8 Mai 2026 07:37
Pro D2 – "Cela nous déchire de perdre des frères", entre émotion et performance, Béziers tentera de valider son maintien face à Biarritz
Béziers pourrait se sauver en cas de succès face à Biarritz
Alors que plus de 10 000 personnes se présenteront ce vendredi au Stade Raoul-Barrière pour la rencontre entre Béziers et Biarritz, les Héraultais fourbissent leurs armes auprès de la fameuse montée en puissance. Comment le groupe et son staff se sont évertués à mettre en place les conditions pour performer face aux Basques et sauver le club d’une éventuelle relégation.
Le souvenir du Stade Albert-Domec était encore dans la tête de tous les supporters après le gain du derby face aux Carcassonnais avant la mini-trêve. Et certainement aussi dans l’esprit du groupe de David Irazoqui qui est parvenu à s’exporter pour la première fois de la saison à l’extérieur avec brio. Si le terrain a parlé, les Hérautlais vont devoir récidiver face à un autre concurrent direct au maintien pour éviter la place de barragiste. Après que la semaine d’avant se soit concentrée sur trois journées (du mardi au jeudi) lors de la coupure en guise de récupération, l’intensité était toujours au rendez-vous et le staff avait déjà anticipé les choses pour amener son effectif à la plénitude de ses moyens.
Jusqu’à une prise de décision en ce début de semaine, et une nouvelle mise au vert programmée ce jeudi soir, rappelant celle qui s’était déjà déroulée à Carcassonne. Mais à domicile, c’est un fait assez rare à l’ASBH, sauf contexte particulier. William Van Bost, le troisième ligne, remontant à pas si loin :"La dernière fois qu’on a fait une mise au vert à la maison, c’était avant le match de phase finale contre Brive il y a deux ans. Une époque totalement différente, certes. Pourquoi ce choix ? Le fait d’avoir gagné à Carcassonne a beaucoup pesé, car si on avait perdu, on n’aurait peut-être pas fonctionné ainsi. On veut profiter ensemble, car mine de rien, il y a aura énormément de turnover. Il y a un groupe qui vit très bien ensemble depuis 4-5 saisons et cela nous déchire à tous de perdre à la base, un coéquipier, des amis ou pour certains des frères."
Un groupe qui aura tout vécu
La séance de mardi a donné lieu à des séquences ou le stress de la décision importait, avec David Irazoqui et ses adjoints toujours obsédés par cette perpétuelle quête de maîtrise et d’une recherche d’animation permanente autour du ballon. La classique mise en place a également été déplacée en fin d’après-midi ce jeudi, alors qu’elle se déroule traditionnellement le matin, afin de permettre à chacun de profiter de sa famille au maximum et de plonger dans les dernières heures en immersion collective. "Viendra ensuite le temps de lâcher les chevaux contre Biarritz, et réussir notre coup pour tous ceux qui nous quittent, les supporters courageux, et aussi pour nous-mêmes", rajoute le flanker Belge.
Mélange aussi de nostalgie sur le temps passé ensemble, le bon comme le mauvais, d’excitation à l’approche d’un duel qui donnera lieu à une ambiance de gala, prenant la place du désarroi que ce groupe a exprimé toute la saison et sa déambulation en solitaire. Comment cela se traduit dans cette ultime préparation dans son antre :"On sent de la tristesse, mais j’évoquerais aussi de la joie, indique William Van Bost. Ces derniers moments ensemble sur le terrain, et bien tout le monde veut les apprécier avec les joueurs sur le terrain et les hommes en dehors. Après, cette joie masque certainement cette tristesse, mais on n’oublie pas que la pression du résultat sera là, et que tout reste à faire pour valider le maintien en pro D2."
La fin de notre histoire commune
Les joueurs prendront la direction d’un camping à Vendres-Plage avec l’intégralité du groupe pour cette mise au vert. Logés dans des minis-bungalows pour deux, les moments passés accentueront la cohésion déjà bien en place. "C’est une demande du groupe, conclut l’entraîneur David Irazoqui. Il ne faut pas occulter que le match de demain sera particulier, par l’enjeu et la fin de notre histoire commune. Il fallait faire quelque chose d’un peu différent par rapport à nos habitudes, et c’est ce que le club a accepté. Franchement, je ne mesure pas le chemin parcouru, et je n’en ai pas trop envie non plus. Depuis octobre, l’objectif c’est de maintenir le club. Mon groupe est dans le même état d’esprit, les bilans viendront plus tard."
Pro D2 : face à Biarritz, l’ASBH a 80 minutes pour éviter "les flammes de l’enfer du barrage" et se sauver
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Le maintien en Pro D2 se joue pour l’ASBH face à Biarritz, ce vendredi 8 mai, au stade Raoul-Barrière (21 h). Une victoire, combinée à un faux pas de Mont-de-Marsan, offrirait le salut aux Biterrois. Il en va de la survie d’un club historique.
La pression n’en finit pas de monter dans le camp de l’ASBH, qui a quatre-vingts minutes devant elle pour sauver sa peau en Pro D2. Ce vendredi 8 mai, au stade Raoul-Barrière, face à Biarritz, le 13e du championnat, Béziers, 14e, qui compte seulement un petit point de retard sur le BO, pourrait décrocher le Graal. Une victoire sur les Basques, et surtout, dans le même temps, une défaite de Mont-de-Marsan, le 15e, à Colomiers, chez le second, donnerait, en effet, le droit aux joueurs de l’ASBH de quitter les prés, voire la saison, la tête haute.
En revanche, un échec de Béziers enverrait Biarritz sur le nuage du bonheur et l’ASBH devrait alors attendre la dernière et prochaine journée de championnat, à Soyaux-Angoulême, pour connaître son devenir en Pro D2. La place de barragiste se jouerait dans ce cas à distance avec Mont-de-Marsan, qui recevra, lui, Agen. Toutes ces suppositions occultant une victoire des Montois ce week-end chez les Columérins… Car si c’est le cas, le perdant au stade Raoul-Barrière, ce vendredi, verra apparaître les flammes de l’enfer du barrage…
"Nous recevrons Biarritz comme il se doit"
C’est tout un groupe qui depuis plusieurs est focalisé sur cette partie face aux Biarrots. Déjà, au sortir du match victorieux à Carcassonne (20-30), Samuel Marques et ses coéquipiers songeaient à ce duel à haut risque : "Ce qui est certain, c’est que nous recevrons Biarritz comme il se doit. Nous allons avoir l’occasion de faire une belle fête face au BO", prévenait le demi de mêlée et capitaine de Béziers.
L’équipe s’est donné pour mission de sauver le club de la relégation et aborde cette rencontre comme un match de phase finale. Car même si les joueurs se plaignent, dans leur ensemble, d’avancer seuls, sans le soutien de leurs dirigeants, avec qui ils n’ont plus de contacts depuis des semaines, il est hors de question pour eux de baisser les bras.
Il en va de la survie d’une identité ovale, d’un des clubs les plus titrés de l’Hexagone et du respect de tout un peuple biterrois, un public qui pousse derrière son équipe. Il y a déjà des semaines, Charly Malié, le demi d’ouverture de Béziers, joueur au cœur résolument rouge et bleu, annonçait d’ailleurs vouloir assurer le maintien de son club "pour Béziers, pour les supporters, pour que nos enfants voient l’ASBH en Pro D2."
"Une finale face à Biarritz"
Après une ultime mise en place en fin d’après-midi, afin d’être mis dans les meilleures conditions pour disputer cette rencontre à haut risque, le staff et les cadres de l’équipe ont décidé de se mettre au vert dès ce jeudi 7 mai, dans un camping de Vendres. Les joueurs y demeureront jusqu’à leur retour au stade, ce vendredi 8 mai, pour affronter les Biarrots : "Nous avons une finale face à Biarritz", insiste David Irazoqui, l’entraîneur, en songeant à la victoire de son équipe à Carcassonne. "Et j’espère que tout le stade Raoul-Barrière va exploser pour aller chercher un résultat positif face au BO."
La mobilisation générale est sonnée.
ASB : "PATRIMOINE IMMATÉRIEL DE BÉZIERS" !
CE qui ne tue pas rend plus fort".
"La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois"!